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Exclusif : Interview de Marc-Antoine BARROIS - Fondateur et Directeur Artistique de la maison Marc-Antoine BARROIS...

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09/07/2026

Le rendez-vous des décideurs du luxe 


 

Journal du Luxe

LE RDV DES DÉCIDEURS DU LUXE

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Journal du Luxe

Pour le deuxième épisode de L'Essence du Beau, le podcast du Journal du Luxe réalisé par l'agence Helmut, Anaïs Duquesne reçoit Marc-Antoine Barrois, fondateur et directeur artistique de sa Maison éponyme.
 Couturier et créateur de parfums, Marc-Antoine Barrois a construit avec Quentin Bisch un langage olfactif à part : des parfums pensés comme des planètes intérieures où l'enfance, l’imaginaire et le pouvoir du moment vécu avec intensité deviennent les nouvelles coordonnées du luxe. Dans cet épisode, il revient sur sa vision du beau, son rapport à l'enfance, à l'imaginaire, à l'indépendance et à cette conviction profonde : dans un monde saturé de relations virtuelles, le rôle de l'artiste est peut-être de nous ramener au réel.

Vous parlez souvent d'émerveillement, d'enfance, d'imaginaire. Est-ce finalement le rôle de l’artiste de rouvrir notre regard ? 

Un adulte ne découvre rien, il a déjà tout vu. Le travail de l'artiste, c'est de réapprendre aux gens à ouvrir les yeux. J’ai envie de prendre les gens par la main et de leur dire : regardez, on peut encore imaginer. On peut voyager avec une simple feuille de papier, retrouver l'innocence d'un enfant qui froisse un papier doré pour en faire une bague.
 Aujourd'hui, le beau est devenu quelque chose d'exceptionnel. On fait beaucoup trop souvent de l'économique, du rationnel, au lieu de chercher simplement le beau. Pour moi, la sincérité, c'est faire les choses avec son cœur.

© Helmut

Votre campagne "Stop Scrolling" invite à quitter nos écrans pour revenir à la vraie vie. Pourquoi ce retour au réel est-il si important pour vous ? 

Instagram n'est pas la réalité. C'est un filtre. On ne montre que ce que l'on a envie de montrer, ce qui brille, ce qui fait rêver. Mais ce n’est pas la vie de tous les jours.

Avec cette campagne, j'avais envie d'inviter les gens à s'interroger sur leur relation aux réseaux sociaux. Quand j'ouvre une boutique à Paris, Londres ou New York, c'est parce que je crois profondément au lien humain, à l’accueil, au partage des émotions dans un lieu physique.

 In real life is better. Le rêve, c'est de reconnecter les gens à leur part artistique, à leur enfant intérieur, à leur poète intérieur.



 

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